Vivre ensemble à Magenta
La Mairie Pratique
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PIERRE GODBILLON

Maire de Magenta pendant 29 ans de 1972 à 2001, après une année en tant que Conseiller Municipal aux

côtés de Roger POINTURIER, il fut Vice-Président du District d’Epernay durant une grande partie de ces années et Conseiller Général du canton d’AY d’octobre 1988 à mars 1994 (Commission d’Action Sociale et Culturelle).

En 1993- 1994 il a été également Président du Parc Naturel Régional de la Montagne de Reims qui a pour mission : protéger le patrimoine naturel et culturel, contribuer à l’aménagement du territoire, participer au développement économique, social, culturel et à la qualité de la vie, assurer l’accueil, l’éducation et l’information du public, réaliser des actions expérimentales ou exemplaires et initier des programmes de recherches.

Ancien élève des Arts et Métiers de Lille, ENSAM Promotion 1953 ; il a obtenu la Médaille de Bronze du dévouement à sa promotion.

Son parcours professionnel ( entre autres), se déroula chez VIRAX en tant que cadre de 1967 à 1981, puis à la Chambre Régionale de Commerce de Châlons en Champagne et à la Chambre de Commerce et d’Industrie de Reims, en tant que chef du service export.

Tout au long de ces années au service de ses concitoyens, Pierre Godbillon mena de nombreuses actions en faveur du développement des structures éducatives pour lesquelles il fut promu Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques. Il porta également une attention toute particulière aux innovations en matière de traitement des déchets, de tri sélectif et aux nouvelles technologies telles que l’informatique, la vidéo, Internet

En septembre 1996, fut mise en place la vidéotransmission à l’Espace Culturel. La gestion des programmes vidéotransmis a été confiée à l’époque à un Emploi Jeune (le premier de ce type signé dans la Marne, aujourd’hui pérennisé). La salle du Conseil de la Mairie fut rénovée avec un équipement vidéo. Egalement une initiation Internet ouvrit ses portes et la mise en place du Site Internet «  VILLE de Magenta ».

Jean Poirel Compagnon de la Libération

Jean Poirel est né le 3 août 1910 à Magenta dans la Marne, d’un père employé à la SNCF et d’une mère institutrice. Licencié ès lettres en anglais, Jean Poirel effectue son service militaire en 1934-1935 au 168e Régiment d’Infanterie. Rendu à la vie civile, il est employé comme secrétaire au Bureau international du Travail à Paris. Caporal de réserve, Jean Poirel est rappelé à l’activité fin août 1939 et prend part à la campagne de France comme agent de liaison dans le Nord et dans les Flandres. Ayant rejoint l’Angleterre, de Dunkerque, il participe ensuite à la réception des militaires évacués.

Il se marie le 14 juin 1940 avec une jeune galloise rencontrée avant-guerre. Le 19 juin, apprenant par la presse anglaise que le général de Gaulle a prononcé la veille à la radio un appel à la résistance, il se présente à son bureau le lendemain et se met sous ses ordres. Affecté à la base de Liverpool, il est nommé adjudant en février 1941 puis aspirant cinq mois plus tard. Agent de liaison de 1ère classe en raison de sa pratique de l’anglais, il est chargé du recrutement des marins qui rallient la France libre, tâche dont il s’acquitte avec enthousiasme et efficacité. Il sert pendant 6 mois à Gibraltar puis est envoyé au Moyen-Orient. En février 1942, Jean Poirel est affecté au 1er Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE) pour prendre part à la campagne de Libye au cours de laquelle il est blessé au bras, à Gambut, le 17 juin 1942 ; après être tombé dans une embuscade et atteint à l’épaule, il parvient à dégager ses hommes et à les ramener dans les lignes françaises après quatre jours de marche sans ravitaillement, au milieu des colonnes ennemies. Il prend part ensuite à la bataille décisive dEl Alamein en Egypte en octobre 1942. De décembre 1942 jusqu’au mois de mars 1943, le sous-lieutenant Poirel est réaffecté en Angleterre dans les services secrets, au Bureau central de Renseignements et d’Action (BCRA). Puis il rejoint la 13e DBLE à Alger en août 1943 avant de prendre part à la campagne d’Italie où il débarque en avril 1944. Il se distingue notamment à Radicofani le 18 juin 1944 lorsque, se trouvant en tête de sa compagnie et arrêté par une grosse habitation fortifiée et fortement tenue par l’ennemi, il n’hésite pas à donner l’assaut avec les six légionnaires qui se trouvent à côté de lui ; il combat alors pied à pied à l’intérieur de la maison et parvient à faire 70 prisonniers dont 3 officiers. En août 1944, il débarque en Provence avec l’Armée B du général de Lattre de Tassigny et prend part à la libération de la Vallée du Rhône. Chef de section, le 3 novembre, en Alsace, il capture à nouveau de nombreux prisonniers. Le 5 novembre, il empêche toute riposte ennemie par un feu violent au cours de l’attaque de la cote 1013. Nommé lieutenant fi n 1944, Jean Poirel, lors de l’attaque sur Illhausern le 23 janvier 1945, traverse d’un seul élan les positions ennemies malgré un terrain accidenté, la neige, un réseau de mines et de barbelés. Il capture ainsi une compagnie allemande presque entière et se jette ensuite sur Illhausern occupant le village avant que l’adversaire ne puisse se ressaisir. Il se distingue de nouveau le 28 janvier lors de l’opération sur le Blind puis le lendemain à Grussenheim avec les débris de sa compagnie privée de tous ses cadres. Il est démobilisé en septembre 1945 et reprend ses fonctions au Bureau international du Travail à Montréal pendant un an puis à Genève lorsque le BIT retourne en Suisse. Jean Poirel est décédé le 25 août 1975 à Pineuilh en Gironde où il s’était retiré.

Officier de la Légion d’Honneur

Compagnon de la Libération – décret du 20 novembre 1944

Croix de Guerre 39/45 (4 citations)

Médaille Coloniale avec agrafe «Libye»

Médaille des Blessés

Silver Star Medal (USA)

lls ont donné leur nom à certaines rues de notre commune

Mais au fait, qui étaient-ils ?

Souvenir de six personnes dont le nom figure en outre, gravé dans la pierre du Monument aux Morts.

Fernand René BUFFET

Chauffeur aux Ateliers SNCF EPERNAY

Désigné pour partir en Allemagne, il s’engage dans les Forces Françaises de l’Intérieur et fait partie du groupe Hubert Jeanson Beaudement.

Arrêté par la Gestapo le 22/06/44, emprisonné à Troyes au lendemain de l’exécution d’Henriot,

il fait partie des prisonniers abattus par les miliciens Français. Fusillé sur le champ de tir de Creney le22/08/44.

« MORT POUR LA FRANCE » à l’âge de 23 ans.

Gilbert Louis Marius CAGNEAUX

Né le 9 mai 1922 à Condé-lès-Herpy (Ardennes), fusillé le 19 février 1944 sur le terrain de La Folie à L’Épine (Marne) ; ajusteur-monteur à la SNCF ; membre du réseau Résistance-Fer et des FTPF.

Domicilié à Magenta, Gilbert Cagneaux, célibataire, exerçait la profession d’ajusteur-monteur aux ateliers SNCF d’Épernay. Le 15 septembre 1942, il s’engagea dans la Marine nationale à Toulon (Var). Démobilisé à Bizerte en Tunisie en décembre 1942, il fut rapatrié en France au début de 1943 et reprit son travail aux ateliers d’Épernay.
Membre de Résistance-Fer, il appartint aussi au groupe FTPF-FFI de Saint-Martin-d’Ablois (Marne). Il participa à de nombreuses actions : transports d’armes et de matériel, sabotages sur les installations ferroviaires entre Port-à-Binson (Marne) et Épernay. Au cours de l’été 1943, il prit en charge cinq prisonniers évadés.
Arrêté le 17 novembre 1943 par la Sipo-SD aux ateliers d’Épernay à la suite d’attentats sur la ligne Paris-Strasbourg, il fut condamné à mort le 16 février 1944 par le tribunal militaire allemand FK 531 de Châlons-sur-Marne (Châlons-en-Champagne) pour attentats contre du matériel ferroviaire.
Gilbert Cagneaux a été fusillé le 19 février 1944 sur le terrain de La Folie à L’Épine.
Il est inhumé dans le cimetière de Magenta.
Dans la Marne, le nom de Gilbert Cagneaux figure à Épernay sur la liste des fusillés du monument aux martyrs de la Résistance et sur la stèle érigée dans la cour des ateliers SNCF. Il est inscrit sur le monument aux morts de Magenta, où une rue porte son nom. Il est également gravé sur la plaque commémorative érigée à Reims dans le cloître de la maison diocésaine Saint-Sixte. À L’Épine, il figure sur la plaque commémorative de la Butte des fusillés.
Dans les Ardennes, il est inscrit sur le Mémorial de la Résistance ardennaise à Charleville-Mézières.
Gilbert Cagneaux est combattant volontaire de la Résistance, mention DIR, et titulaire de la Médaille de la Résistance.

« MORT POUR LA FRANCE » à l’âge de 22 ans.

René CORNELIS

Il était né le 14 Août 1922 d’un couple: Marcel, meusien d’origine et Yvonne PETIT, marnaise qui s’était uni en 1919 à Revigny. Une soeur GISELE viendra étoffer la cellule familiale en 1930.

En 1934, mutation pour tout le monde à MAGENTA Rue Mirabeau près d’Epernay. Car le papa appartenait à la grande famille des Chemins de fer de l’Est. C’est la guerre; René a 18 ans et il est manoeuvre. Il ne doit pas supporter l’occupant. Mais ce n’est que le 6 Décembre 1943 qu’il est reconnu appartenant aux Forces Françaises de l’Intérieur, après s’être engagé pour l’Afrique du Nord au moment de la prise de possession de la zone libre par les Allemands. Hélas, les événements ne lui permirent pas de rejoindre ce pays.

Il rejoint alors le maquis et nous le retrouvons dans le groupe Hubert Jeanson de Baudemont dans la forêt d’Othe, qui fut attaqué par les Allemands (date inconnue). Débandade et regroupement pour certains à St Just Sauvage le 26 Juin au matin pour 24h et repartir sur Epernay. Malheureusement, le 26 Juin à 22h30, sur dénonciation, les Allemands encerclent la maison de repli de Mr Gaston FEYRE.

Le 1er interrogatoire a lieu à Romilly sur Seine puis enchaînés, départ sur Troyes où ils sont passés à tabac très musclé ( dixit Mr FEYRE), lui-même arrêté, il est dirigé sur Châlons, Compiègne enfin Péronne où il est libéré le 21 Septembre 1944.

C’est à cette date qu’il apprendra le massacre de Creney du 22 Août. Ces Résistants furent cités à l’ordre de la division. Torturé pendant plus de 6 semaines René tient bon. Mais le 22 Août, il fait partie du 1er convoi de prisonniers de Troyes qui par des chemins détournés arrivent à Creney où à 17H, ils sont assassinés par 1′ occupant.

Le curriculum est très court mais demanda un certain temps à être collationné pour ce Résistant.

Henri Jean EUZENAT

Né le 6 septembre 1920 à Blesme (Marne). Il est chaudronnier, adhère à la JOC en novembre 1940. La loi de Vichy du 4 septembre 1942 enjoint aux services français de fournir de la main-d’œuvre qualifiée pour travailler en Allemagne. Il est ainsi désigné par son entreprise, la SNCF. Il part en Allemagne le 13 octobre suivant, avec son frère et 26 autres des Ateliers des Chemins de fer.

En Allemagne, il est affecté à Karlsruhe, pour travailler dans une usine de machines à coudre « Excelsior ».

Les activités interdites tournent autour de la pratique religieuse et du soutien mutuel avec de l’entraide, des visites aux malades. Ils organisent des messes en français à l’aide de prêtres allemands, mettent en place des cercles d’études clandestins chez les religieuses du pays. Ils accueillent même un prêtre français clandestin, l’abbé Laugeois, qui célèbre avec eux des messes interdites en français.

En application du décret nazi du 3/12/43 contre l’action catholique française parmi les Travailleurs français en Allemagne nazie, ils sont arrêtés le 29 janvier 1944 à Karlsruhe par la Gestapo. Les questions lors des interrogatoires sont très précises à cause de la déposition écrite d’un mouchard qui a infiltré les militants catholiques. H. Euzénat est emprisonné à Bruchsal.

Il est déporté à Dachau (n° 76389), à Mauthausen (n°89394), puis transféré dans divers commandos.

Il décède le 25 avril 1945. Ce jour-là, il fut emmené au four crématoire, complètement usé, tuberculeux, mort ou vivant ?

Météo
Magenta